Ce matin sur la route qui me mène au terrain, mon excitation monte lorsque que j'aperçois quelques rares mousses brumeuses s'accrochant au dessus de la campagne. Même si le ciel est fermé par un couvercle de nuages gris, l'envie d'aller voler entre les deux est très forte d'autant plus qu'en l'absence de soleil, la brume ne devrait pas disparaitre trop rapidement.
Je vous passe le temps de préparation et la température ambiante qui est désormais bien automnale (vive les gants chauffants !!!)
Au loin, des fumées d'usine ou de centrale nucléaires montent majeustueusement dans le ciel.
Un coup d’œil à droite et à gauche me confirment que ce vol devrait être génial.
Couleurs variées, brume : les premiers bons ingrédients qui vont très bientôt glisser dans le shaker à cocktail volant !
En plus, le vent est fatigué et me laisse partir où je veux. Que demander de plus ? Rien.
Donc, dans un premier temps, direction la vallée de l'Yonne au dessus de laquelle un grand lambeau de brume s'étire.
En chemin, une fine couche blanche voile le sol.
J'y suis presque !
Le ciel est frais mais calme.
Merci les gants chauffants !
Au début de ce vol, j'avais en tête d'aller voir si les vignes du chablisien avaient changé de couleurs.
Allez hop, maintenant direction plein Est.
Quelques brumes se baladent également au dessus de la campagne.
Ne sentant absolument pas la fraicheur, je continue à me balader immergé dans le plaisir à contempler le tableau du jour. Encore une preuve que chaque vol est totalement différent.
Il s'agit d'un poulailler en extérieur pour une production d'oeufs par des poules qui gambadent réellement les plumes à l'air.
De temps en temps, je fais quelques mouvements avec mes bras et mes jambes non pas pour saluer un quelconque spectateur, mais pour rester actif et attentif dans la fraicheur qui m'entoure.
Ici, il serpente.
Me voilà maintenant à une extrémité du chablisien occupant les coteaux de la vallée du Serein.
La vigne a pris une belle teinte jaune, doucement terne en l'absence du soleil. Dans quelques jours, les couleurs pourraient s'enrichir en orange et rouge.
Lignorelles bien visible par une fumée volumineuse.
Maligny et son château
Je n'ai pas froid mais je commence à ressentir les premiers signes de fatigue.
Prenant maintenant le chemin du retour (j'en ai encore pour dix-quinze minutes à revenir jusqu'au terrain), je croque un biscuit qui va me revigorer.
J'en profite pour faire un coucou chez Danielle et Christian qui installe une marquise.
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