L'absence de possibilité de voler depuis un mois, m'encourage sans aucune hésitation (absolument aucune !) à préparer la veille mon matériel et programmer le réveil pour me rendre au terrain au petit matin.
Sur le terrain, il y a ces nombreuses herbes (qu'est-ce ?) qui se font un plaisir à retenir les suspentes. Donc, me voilà à débroussailler un petit coin centré dans le terrain car il n'y a pas de vent, pour y placer ma voile.
Je suis prêt, regarde ma montre (il est pile 7h00), démarre le moteur, prends les suspentes en main, cours puis me voilà les pieds en l'air (et le reste aussi, ce qui est préférable !)
Quel plaisir, simple, fluide.
Même s'il reste encore quelques passages de moissonneuse à faire, d'étranges zones vertes difformes sont laissées. Etrange.
Le ciel est bleu (complètement comme depuis de nombreux jours), l'air est très calme, un discret vent de Nord-Est, les meilleurs ingrédients d'un vol contemplatif ... A vous de trouver la Lune.
Perdu au milieu des arbres et des herbes, ce modeste abri offre à son jardinier un ilôt de quiètude.
Moteur éteint, protèges-oreilles relevés, je descends tranquillement vers le terrain jusqu'à poser mes pieds (et le reste aussi) sur l'herbe estivale.
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