Après une prise de contact quelques jours auparavant avec Philippe ALBAS, je me dirige donc vers la base ULM de Treigny (joli village du fond de la Puisaye qui mérite une visite de ses petites rues et de son imposante église coincée entre 2 rues) . Quelques minutes (voire plus) à discuter chaleureusement avec Philippe qui me présente le site et les quelques machines (dont une vétérante) qui occupent le hangar.
Voilà, tout est presque prêt pour voler : il reste à vérifier la mécanique, mettre en place la voile et se préparer à décoller.
Un léger vent me facilite la tâche pour un décollage face voile : demi-tour puis gaz et me voici parti au dessus d'un coin de la Puisaye que j'ai parcouru pendant 10 ans pour le boulot. Le relief vallonné m'oblige à monter pour ne pas être trop balloté (ça reste quand même raisonnable) et profiter confortablement du vol.
Direction Saint Sauveur en Puisaye !
Survol d'une ruine d'un ancien moulin à vent en plein champ. Pour l'avoir visité, les meules étaient encore dans le bâtiment, quelques poutres au sol et les vestiges de la demeure du meunier.
Un peu après cette photo, me voilà converti en bombardier à piles.
En effet, au moment de reprendre l'appareil photo, je sens que quelques chose m'a échappé des mains. Je regarde : j'ai les gants (pour les perdre, il faudrait vraiment faires exprès, mais bon...), l'appareil photo, l'étui et rien ne semble manqué.
Mais pourtant, le couvercle de l'appareil s'est ouvert et les piles sont allées s'enterrer dans un champ en dessous. Je regarde au sol (non pas pour les voir !) pour vérifier qu'il n' y a pas d'habitation en dessous et donc des individus. Ouf ! (sauf pour la pollution locale du sol).
Ne pouvant plus prendre de photo, je trouve le vol moins intéressant. Donc, un regard sur Saint Sauveur puis retour vers la piste.
Me voilà proche du terrain que je cherche, je cherche, je cherche ... mais où est-il ? Pas en face car il y a le relais.
En fait, je suis à la verticale juste au dessus ! Gaz réduit , je descends (~ 600m d'altitude) tranquillement comme un parapentiste en entendant le vent dans les suspentes (c'est bon), et atterrissage.
Désormais, je fais un tour ou deux au dessus du déco pour bien mémoriser les lieux.
Au sol, deux chariots se préparent à décoller. Un petit brin de causette sur le vol et retour à la maison avec le matériel.