Tout est dans le titre.
Derrière ce mot, se cachent mes souhaits de voler au dessus de paysages enneigés, de voler "tout court", de voler après un mois et demi sans vol et d'effectuer le premier vol de l'année.
Même si la météo évolue rapidement en quelques heures, ce créneau semblait se maintenir depuis plusieurs jours. Le plafond est bas mais acceptable, un peu de vent et une température .... hivernale (nous y reviendrons).
Après avoir posé mon après-midi, je prépare le matériel et les vêtements. Pour ces derniers, j'accumule 2 couches sur les pieds (en plus des chaussures), 3 couches au niveau des jambes et 5 couches sur le corps.
Christophe et moi, nous nous retrouvons donc sur le terrain approprié à la direction du vent.
La température (- 4°C) confirme le choix vestimentaire peu élégant mais efficace (cf. photo ci-dessus). Un petit problème surgit lorsque je cherche dans mes sacs la paire de sous-gants, et que je ne trouve pas, évidemment. A partir de ce moment là, je prends conscience de la douleur que je ressentirai inévitablement aux doigts après l'atterrissage (en mémoire de deux vols en décembre 2011). Tant pis ! Une chaufferette dans chaque gant et on verra.
Enfin prêt, le moteur préchauffé plus que de coutume, le vent décide de nous aider en soufflant suffisamment pour décoller après un face voile.
Je monte en attendant Christophe qui m'annonce à la radio le passage d'un avion à très basse altitude. Vu ; il est vraiment très très bas !
Un joli spectacle bichromatique. L'air est calme et je n'ai pas froid (sauf le bout des doigts ... une phalange)
Tiens, une éclaircie (merci Christophe pour la photo). De là à espérer être réchauffé par le soleil ...
La route entre AIllant et Toucy, si caractéristique avec son alignement d'arbres. Mes doigts continuent de se refroidir tranquillement : deux phalanges.
Par radio, j'annonce à Christophe que mes doigts vont tomber (mais non, quand même pas), que mes doigts sont bien froids et qu'un retour sera appréciable. Trois phalanges.
Allez, je vous laisse la dernière photo avec mon doigt que je ne sens d'ailleurs plus.
Je vérifie désormais que mes mains tiennent toujours les poignées de freins, la sensibilité étant nulle !
Le terrain s'approche tranquillement et un avion tourne au dessus de nous.
Je coupe suffisamment tôt le moteur pour être certain de pouvoir l'éteindre puis l'atterissage se passe sans problème après un plané sans moteur bien sympathique.
Même si mon corps n'a pas froid, mes doigts me rappellent très clairement qu'il faut que je retrouve ces sous-gants !
Magnifique vol !