Entre les jours avec du vent et ceux avec une fine pluie, il faut se décider pour voler, à se lever tôt.
Hop, trois minutes et quatre secondes passées, je retrouve Christophe sur le terrain.
Il gèle au sens propre du terme, cristallisant l'herbe dans le givre au dessus de laquelle le soleil a déjà décollé.
Pour le vent, rien de chez rien. Même la rubalise ne bouge pas !
Pendant que j'ajuste les réglages de mon moteur qui ne tient pas le ralenti (bizarre, j'ai déjà volé dans de telles températures sans aucun problème), Christophe décolle impeccablement.
Je finis de me préparer, et largement aidé par mon moteur enfin au point, je décolle également.
Nous prenons la direction du nord-ouest de laquelle devrait venir le vent annoncé.
Sauf qu'à la vitesse de 55 km/h, il est évident que nous ne sommes pas face au vent.
Hop, demi-tour, et me voilà à me trainer à 22 km/h.
"ça va beaucoup moins bien comme ça !" m'annonce Christophe. En effet, j'aurai du temps pour prendre mes photos mais en contre-jour, l’exercice s'annonce hasardeux.
Même avec cette vitesse modérée, nous avançons tranquillement face au soleil qui nous réchauffe (?) ... euh ... qui nous maintient à une température acceptable.
Notre vol se poursuit toujours, lorsque nous distinguons au loin les fumées provenant des différents dispositifs pour lutter contre le gel de la vigne.
Et moi qui projetais de me lever très tôt ce matin pour aller photographier ces points lumineux dans les vignes ... encore une preuve que chaque vol est différent !
Et voici les images :
La technique employée ici, est le brûlage de ballots de paille. Qui tousse ?
Christophe dans la brume naturelle, n'est pas facile à situer.
Nous faisons demi-tour pour se situer maintenant avec le soleil dans le dos. Il fait davantage moins chaud !
Par contre, notre vitesse qui a plus que doublé nous aide à revenir très rapidement au terrain.
