Ce matin, me voilà prêt sur le terrain où la rosée est absente en raison de la sécheresse qui dure. Parfait pour ma voile qui ne sera pas trempée mais beaucoup pour la végétation.
Pour la température, le thermomètre de la voiture affichait 7° : donc, tenue de "presque d'hiver". Je préfère avoir bien chaud que trop froid.
Apercevant encore quelques petits morceaux de brouillard non loin de moi, je me dépêche à me préparer sans me précipiter, histoire de ne pas oublier une étape importante (ex : s'attacher, un tour de frein, ... j'en passe) ou de louper un déco.
Le vent est quasi nul au sol (seule la rubalise s'élève péniblement) et mon moteur m'aide à gonfler la voile avant de décoller.
Et hop me voilà en l'air (bon OK, ce n'est pas aussi rapide mais bon c'est pour faire bien), puis je fais un tour complet pour voir la direction du vent. Conclusion : je peux aller où je veux !
Donc, premier objectif Maligny et le vignoble du Chablisien dans lequel les vendanges ont commencé depuis quatre cinq jours.
C'est parti pour les vignes étalées sur les coteaux
Au dessus de l'Yonne, la bande de brouillard se maintient en longueur, mais pour encore combien de temps ?
Maligny et son château qui éclate de blanc sous le soleil matinal.
Encore .... des vignes
Surveillant le bout de brouillard qui se réduit, je décide de faire demi-tour pour aller le survoler.
Mais le temps presse.
Sous ma voile détrimée à fond, j'avance à 40 km/h en remontant la plaine parcourue quelques dizaines de minutes auparavant.
A l'horizon, la fumée de condensation d'une centrale nucléaire émerge du paysage et renseigne sur l'aérologie en altitude.
Je passe au dessus de ma voiture pour poursuivre ma route vers le petit lambeau de brouillard résistant au loin.
Résiste petit brouillard, prouve que tu existes !
En passant,je remarque que la fumée de l'usine forme une belle écharpe au dessus du paysage.
Le repérage sur le terrain reporté sur la carte indique une longueur de plus de 12 km !
J'arrive enfin à mon bout de brouillard qui a bien voulu m'attendre.
Merci à lui.
Le voici
La fumée de l'usine vue sous un autre angle.
Toujours la même fumée qui s'étale sur le paysage. C'est simple mais teinté d'une pointe de surprise ...il ne me faut pas grand chose !
Après une heure de vol, je me pose tranquillement encore sous l'effet bénéfique d'un tel vol.
Vivement le prochain !
