Sous un joli ciel bleu, le vent est léger, l'air est frais (froid ? mouais peut-être), je décolle en direction de la vallée de l'Armançon.
Une fois en l'air, je comprends vite que la visibilité ne sera pas exceptionnelle surtout sur le chemin du retour lorsque le soleil sera bien face à moi.
Mais pour le moment, je profite !
La rivière l'Armançon, les seuils et les moulins ou usine hydroélectriques utilisant la force de l'eau, se manifestent surtout depuis le ciel.
Et encore un barrage ! Sur la droite, une passe à poissons et les deux turbines à vis cachées entre des cloisons.
A la radio, j'entends sans cesse des pilotes (au minimum deux) qui s'annoncent lors de leurs tours de piste. A croire qu'ils tournent en rond !
Un captage d'eau potable au périmètre de protection parfaitement rectangulaire, comme si l'eau cheminait en ligne droite ...
Je commence à ressentir un léger refroidissement. C'est donc le moment pour prendre le chemin du retour avant d'être complétement refroidi.
Bien plus fort qu'imaginé au départ de ce vol, le soleil rayonne puissamment en face de moi mais sans me réchauffer tandis que le paysage est recouvert d'une nappe brumeuse blanche accentuant l'éblouissement.
Sous mes pieds, ça va mais au loin l'opacité est présente voire déstabilisante.
Pour faire court, je ne vois rien sauf en mettant une main en pare-soleil sans obtenir l'efficacité espérée.
Je distingue au loin le silo blanc qui me sert de repère puis relayé par les trois bassins de la lagune de Carisey.
L'appareil photo reste donc dans son rangement sauf pour quelques photos dirigées vers les cotés.
Quel contraste de lignes entre ces deux images !
Pour apprécier l'omniprésence de l'eau dans cette vallée de l'Armançon, bien au-delà de ce vol, je vous invite à parcourir d'anciens articles.
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L'Armançon, entre Ancy-le-Franc et l'ancienne forge de Buffon - franckenlair.overblog.com
Un autre titre pour cet article pourrait être "Entre carrières et rivières" tellement ce paysage respire la pierre et l'eau. Partout où le regard prend le temps de se poser, la blancheur d'une ...
Avant d'atterrir, j'aperçois au sol deux grands passages d'animaux, joignant les bois aux cultures et champs environnants.
Le temps de reprendre un peu d'énergie puis remettre mon matériel prêt à voler, je décolle pour un second vol à profiter de ces rares occasions hivernales.
J'attends le coucher de soleil.
Et maintenant, il est temps d'atterrir.
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