En ce moment, les rares occasions météos sont à saisir pour voler. Après plusieurs jours mêlant pluie, vent, grisaille, encore du vent, un créneau apparait enfin pour dimanche.
Le réveil sonne donc dimanche matin suffisamment tôt pour profiter de la journée et envisager un vol en direction du château de Maligny, objectif du jour.
Tout est prêt depuis la veille.
Loin des maisons pour ne pas réveiller la population, je décolle depuis un chemin orienté plus ou moins dans l'axe d'un vent quasi nul. La largeur du chemin est juste suffisante pour corriger la trajectoire et décoller.
En l'air, vent très faible, soleil et douceur. Le top !
Tiens les ventilateurs sont arrêtés. Mais bien sûr, c'est pour cela qu'il n'y a pas de vent ! ... bof
Je monte car le sol est couvert de vignes et les terrains libres sont rares en cas de panne.
Après un 1/4 de vol, j'approche de mon principal objectif. Mince, j'y suis arrivé plus vite que prévu.
Le château de Maligny, le canal et son parc: sympa. Le jardinier doit aimer les cercles.
Maligny (village viticole)
Le liquide blanc, issu du raisin, qui se met dans une bouteille fermée par un bouchon : c'est par ici
Avançant à une bonne allure, je décide de poursuivre dans un ciel quasi sans vent en remontant le Serein.
Contraste des cultures, des couleurs, des paysages, ça change de mes précédents vols.
La vallée du Serein verte de pâtures et de cultures bordée par le vignoble voisin, et en est accueillante.
Un coup d'oeil à la quantité de carburant qu'il me reste. J'estime être un peu juste pour pousser jusqu'à Chablis et préfère y revenir une autre fois.
Je laisse le vignoble (même pas bu une seule goutte !) derrière moi pour prendre le chemin du retour au dessus des champs cultivés.
Tiens, et si je faisais un détour par Pontigny et son abbaye bien visible au loin.
Dès mon arrivée au dessus du village, mon aile s'agite légèrement sous l'effet de la chaleur qui commence à monter.
Le départ de la randonnée du centre de loisirs. Les randonneurs seront dans d'excellentes conditions pour parcourir les kms.
Je m'approche de mon point de départ au dessus duquel une buse tournicote profitant des premières ascendances de la journée. Un coup d’œil sur la manche à air : pas de vent mais les deux bouts de ruban tournent de façon désordonnée. Effectivement, ça commence à chatouiller à gauche, à droite.
Atterrissage dans un champ isolé resté miraculeusement en herbe.
Après 1h15 de vol au dessus de paysages inconnus et variés, je n'ai pas vu le temps passé.
