Officiellement installé depuis la veille, l'hiver a chauffé refroidit l'air et le sol depuis plusieurs jours mais sans être un obstacle au vol comme aujourd'hui (non mais !).
En mode multi-couches, mes pieds quittent donc le sol pour une balade hivernale.
Pontigny et son abbaye
Malgré le mille-feuille vestimentaire et les gants chauffants, l'air est presque glacial me laissant présager que ce vol ne sera pas long, d'autant plus que la visibilité n'est pas au top.
Mais voler reste toujours un plaisir qui se consomme avec délice.
Tiens, tiens, c'est l'occasion de poursuivre ma remontée du Serein arrêtée à Pontigny en avril dernier.
Mais au rythme où je la fais, quelques années me seront nécessaires pour aller jusqu'à sa source !!! 😂
L'eau est tellement claire que le fond de la rivière se voit parfaitement en vol. C'est assez surprenant ! Par contre, je ne vois pas les poissons.
Un barage permettant d'alimenter le bief d'un ancien moulin à Pontigny situé à environ 2,5 km à l'aval.
Il ne fait vraiment pas chaud, ce qui devrait écourter mon vol que j'imaginais plus long.
Il est toujours envisageable de passer au dessus de cette couche brumeuse, mais la visibilité vers le sol devient très souvent médiocre.
La taille dans les vignes a commencé depuis quelques temps laissant échapper des panaches de fumée au dessus d'un paysage monocolore.
Ayant repéré un groupe de tailleurs au milieu d'hectares de vigne, je m'en rapproche sans trop descendre car les piquets ne me feraient pas un accueil chaleureux en cas d'atterrissage contraint.
Pour une fois, les photos ne sont pas floues mais la brume s'en charge !
Après avoir atterri puis repris quelques bouts d'énergie, je décide de faire un nouveau vol pour profiter au maximum du temps de vol retrouvé et surtout avant le coucher du soleil.
Je m'installe et gaaaazzz !
Pendant ma première phase de montée, la position de mes poignées de frein me semble inhabituelle ; bref, il y a un truc qui cloche.
Un coup d’œil dans les suspentes pour y voir accrocher une brindille entre la suspente de frein gauche et celles de la dernière rangée. A droite, une petite brindille s'est envolée en freinant légèrement.
Dans ces moments là, aucune hésitation : atterrissage.
Il y a de la place dans l'axe, je coupe le moteur et atterris en restant doux dans les freins.
A l'heure qu'il est désormais, la luminosité va se dégrader davantage pour ne plus permettre un dernier vol.
Il ne me reste donc plus qu'à remballer le matériel et espérer une prochaine fenêtre météo ouverte, même hivernale !
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